Salon Bruyas

Castellan, artiste-voyageur

La salle 34 présente les dessins issus pour la plupart des pérégrinations italiennes de l’artiste, et joliment mis en résonance avec deux de ses tableaux, ainsi qu’une série de textes extraits de ses Lettres d’Italie. Il est intéressant de noter qu’il figure parmi les premiers artistes à être allés jusqu’en Orient, preuve d’un esprit curieux et non dénué d’entreprise.
Les deux tableaux, exécutés à près de trente ans d’intervalle, sont entrés au musée grâce aux donations de François-Xavier Fabre, ce dernier les ayant reçus de l’artiste.
Les dessins relatifs aux divers sites et villes de l’Italie, et les écrits qui s’y rapportent soulignent la fidélité et la précision du rendu qui ajoutent, à leur indéniable qualité esthétique, une précieuse valeur documentaire. L’artiste montre ici son goût pour la description des architectures dans le paysage, et on peut rappeler pour l’anecdote qu’il épousa en 1805 Marie-Julie Peyre, fille d’un architecte alors célèbre, Antoine-François Peyre.
Castellan regrette dans une de ses lettres  de ne pas avoir eu la persévérance et le talent de peintre de Fabre ; il nous donne à voir aujourd’hui, à travers une œuvre littéraire et graphique de grande qualité, un esprit d’une grande finesse d’observation, sensible aux bouleversements profonds de son temps.