Cabinet Bonnet-Mel

Paysages d’eau douce.

 Les bords du Lez ont longtemps inspiré les peintres et les dessinateurs. «La position pittoresque de Castelnau offre plusieurs vues au dessinateur.
L’église de tous les côtés, ses entours, les bords du Lez, l’ancien moulin à poudre, les chaussées, etc., promettent au peintre une ample collection agréable à recueillir », écrivait déjà le peintre et aquarelliste Jean-Marie Amelin (1785-1858) dans le Guide du voyageur dans le département de l’Hérault, en 1827.
Un siècle plus tard, un autre peintre, Camille Descossy, figurant parmi les fondateurs du « Groupe Frédéric Bazille », mentionne également la présence de Jean-Baptiste Corot sur les bords du Lez, lors de son séjour dans le Midi en 1836, ajoutant sur le ton de la plaisanterie que manifestement, compte tenu de l’absence de dessins sur le sujet, le célèbre paysagiste préféra y... pêcher à la ligne !
La série de six dessins présentés dans le cabinet Bonnet-Mel, est un exemple remarquable de l’intérêt précoce porté par les artistes aux bords de ce fleuve qui coule en bordure de Montpellier.
Légués par François-Xavier Fabre en 1837, ils témoignent de la volonté contemporaine de représenter des paysages observés dans la nature, tout en conservant une composition classique soucieuse d’harmonie.
Le peintre Eugène Castelnau (Montpellier, 1827-1894), frère du député républicain Albert Castelnau et cousin éloigné de Frédéric Bazille, privilégie, dans une facture plus moderne, au coup de crayon large et dense, un autre fleuve côtier, le Vidourle, sur les bords duquel le peintre Gustave Courbet représentera Le Pont d’Ambrussum (1857).

Voyagez le long du Lez grâces aux dessins présentés dans cabinet Bruyas, exemples remarquables de l'intérêt précoce porté par les artistes aux bords de ce fleuve qui coule en bordure de Montpellier.